Nouvelle Spiritualité


 

Découvrir l'Esotérisme ...

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Qu'est-ce que l'ésotérisme

Dans l'imagerie populaire, l'ésotérisme s'identifie souvent aux horoscopes de magazines, aux tarots des voyantes ou encore aux lignes de la main des diseuses de bonne aventure.
Dans le pire des cas, il est encore assimilé au diable, à la sorcellerie et autres pratiques dont les fondements s'appuient largement sur la superstition et la crédulité humaine.

Victime de toutes les persécutions durant des siècles et plus récemment d'un cartésianisme mal compris (mais redoutablement efficace), l'ésotérisme s'est ainsi vu reléguer, sans ménagement, dans le rayon des croyances d'un autre âge à jamais révolu.

Pourtant, son essence même ne s'est jamais perdu. Discrètement relayé par de brillantes personnalités qui ont éclairé notre histoire (Da Vinci, Newton par exemple) ou par des sociétés à caractère philosophique ou initiatique (Franc-Maçonnerie, Compagnonnage, Rose-Croix...), l'ésotérisme a su perdurer en philigranne de nos sociétés modernes naissantes.

Aidé par des esprits féconds et synthétiques qui continuaient, au détriment de leur crédibilité, à en transmettre les principes fondamentaux sous une plume généreuse (Dr Gérard Encausse surnommé le "Balzac" de l'ésotérisme, Fabre d'Olivet, Stanislas de Guaita et bien d'autres ...), l'ésotérisme est finalement sorti peu à peu de son ghetto au cours du siècle dernier.

Ce fut tout d'abord grâce à l'intérêt de sa dimension symbolique universelle mise en évidence par le génie de quelques individualités (Carl Young, Frazer...). Ainsi, si les termes "inconscient", "inconscient collectif", "archétype", pour ne citer que les plus connus, nous sont aujourd'hui familiers, nul doute qu'ils référaient à des concepts déjà identifiés sous d'autres noms par la science ésotérique .

La flamme venait de se rallumer et tel le Phénix renaissant de ses cendres, les enseignements de l'ésotérisme pouvaient à nouveau commencer à se diffuser au travers de l'influence grandissante du libre échange des idées et de nombreuses disciplines scientifiques ou assimilées.

blancLa doctrine ésotérique

Les mots ont certes changé, les approches également mais l'Essentiel du message reste identique.

Il manquait encore à ce début de réhabilitation une assise incontestable dans le domaine du réel tel que nos sens nous le font percevoir.

A cet égard, la naissance et le développement de la physique quantique a considérablement bouleversé notre conception du monde et de la vie. En quelques dizaines d'années à peine, des conceptions révolutionnaires sur la nature fondamentale de la matière sont apparues. A tel point qu'aujourd'hui celle-ci (la matière) ne semble plus faire qu'un avec ce que l'on appelle l'Esprit à travers un dénominateur commun : l'énergie. Cette même énergie évoquée sous tant de noms différents par la science cachée des sages...

Gageons que, ramenée à son message essentiel, cette dernière puisse prendre sa juste place pour accompagner intelligemment un monde en pleine mutation, bousculé dans ses valeurs tant collectives qu'individuelles et permettre l'éclosion d'une conscience davantage responsable et universelle..

Qu'est-ce donc que l'Esotérisme ? Quelles sont ses origines ? Comment peut-on concrètement l'aborder ? Quels enseignements pratiques peut-on en tirer ? Des questions et des sujets qui demandent à la fois une approche pragmatique, pour éviter tous débordements, en même temps qu'une étude sérieuse et sincère pour en extraire la quintessence.

Traditionnellement, l'Esotérisme regroupe l'ensemble des sciences sacrées. Elles sont au nombre de trois : l'Alchimie, la Magie et l'Astrologie. Nous y en avons ajouté arbitrairement une quatrième : la Mythologie. C'est en effet à cette dernière que de nombreux emprunts sont faits pour expliciter le contenu symbolique des trois premières.

Bien évidemment, les fondamentaux de l'Esotérisme se retrouvent dans bien d'autres approches (Kabbale, Théosophie, Soufisme...). Nous les aborderons également de même que les sociétés initiatiques qui s'en sont faits les gardiens et portes-paroles.

 

 

 

L'occultisme

L’occultisme est apparu au XIXème siècle sous deux aspects : philosophique et sociologique. On peut critiquer sévèrement ce mouvement en ce qu’il a eu de hâtif et superficiel et parce qu’il a été diffusé et vulgarisé par l’une des plus abondantes littératures mystico-magiques de tous les temps. Il a su provoquer la confusion des idées et des valeurs et ses effets néfastes se ressentent encore aujourd’hui. Infantile, maladroit et naïf dans sa formulation théorique, il a cependant constitué une contestation riche et vivante de la civilisation technologico-scientifique et a provoqué des expériences intérieures authentiques et vivantes. L’occultisme a eu le mérite de poser le problème de la permanence d’une « religiosité seconde » qui ne se satisfaisait plus des enseignements des grandes religions traditionnelles. Les abstractions des nouvelles philosophies étaient tout aussi étrangères à l’occultiste que les théories de la science.

blancPremiers pas sur le chemin de l'occultisme

Dérivé de l’adjectif « occulte », qui signifie « caché », le terme d’occultisme est apparu dans les années qui ont suivi la mort d’Eliphas Lévi, pseudonyme de l’abbé Constant (1810 – 1875). Il existait cependant depuis de nombreuses années dans la littérature ésotérique et notamment depuis le XVIème siècle, lorsque Cornélius Agrippa avait publié son célèbre traité De Occulta Philosophia

Dans cet ouvrage, sont présentés rassemblés en un seul système philosophique, des enseignements d’origine à la fois orientale et occidentale et d’influence mystique et religieuse très diverse : pythagorisme, gnosticisme, kabbale, hermétisme, alchimie, astrologie, magie. Ces doctrines ont en commun leur caractère ésotérique et initiatique. Elles sont « cachées », au sens où toute vérité d’ordre essentiellement intérieur à l’homme demeure difficile d’accès pour l’homme extérieur, le « profane » qui ne sait pas l’observer, encore moins la contempler.

Le syncrétisme composé par Agrippa révélait le désir des humanistes du Siècle des Lumières de vois ressusciter le « savoir perdu » de l’Antiquité. Ce désir s’est prolongé jusque chez les occultistes de la fin du XIXème siècle, où il s’est traduit sous une forme plus populaire. Ses tenants se sont alors opposés au mouvement « orientalisant » constitué par les « théosophes ». Le théosophisme est né en 1875 aux Etats-Unis, lors de la fondation de la Société théosophique par Helena Petrovna Blavatsky et le colonel Olcott.

C’est en liaison avec la branche française de cette société que Papus (le Dr Gérard Encausse, 1865-1916) le plus fécond et le meilleur porte-parole de l’école « néo-spiritualiste » publia ses premières œuvres sur l’occultisme contemporain. Par la suite, il opposa la tradition helléno-chrétienne occidentale à l’enseignement « orientalisant » de la théosophie.

Malgré les dissensions et les polémiques, occultisme et théosophie présentent des analogies. Leur philosophie générale et proche car ils envisagent tous deux de combattre le matérialisme et souhaitent « rappeler au monde le principe de la fraternité humaine », comme l’a souvent proclamé Blavatsky.

A l’aube du XXème siècle, le groupe des occultistes rassemblait des peintres, des romanciers, des médecins, des pharmaciens, des chimistes.
Ses travaux sont illustrés par les œuvres de Stanislas de Guaïta (1861-1897), Joséphin Péladan (1850-1915), Paul Sédir (pseudonyme de Yvon Le Loup, 1871-1926), Grillot de Givry (1874-1929), Paul Choisnard (1867-1930), Ernest Bosc (1837-1920), Albert Jounet (1860-1923), Marc Haven (Dr Emmanuel Lalande, 1868-1926), Charles Barlet (Albert Faucheux, 1838-1921) et enfin de Papus. On y trouvait également des éditeurs comme Chamuel, rue de Trévise à Paris ou encore un bibliothécaire tel que Augustin Chaboseau, fondateur avec Papus de l’Ordre martiniste. Ce mouvement ésotériste chrétien qui existe toujours s’affirme, par la pensée, disciple de Louis-Claude de Saint-Martin. Son premier « Suprême Conseil », l’organe dirigeant, fut constitué en 1891. 
                                                        
S’il faut extraire de la littérature occultiste les influences majeures, citons l’œuvre d’Eliphas Lévi, dont Barlet fut un disciple, celle de Saint-Yves d’Alveydre (1842 – 1909), auteur de l’Archéomètre et le concepteur de la notion de synarchie et enfin celle de Papus, de son vrai nom Gérard Encausse, bien connu dans le monde de l'occultisme pour ses talents de vulgarisation des Sciences sacrées.

 

 

La magie

Magie, un mot qui réfère au merveilleux, au mystère et à l'extraordinaire pour le commun des mortels.

Aujourd'hui encore (et nous pourrions dire plus que jamais), sa puissance évocatrice reste intacte. Il suffit, pour s'en convaincre, de constater le succès remporté par toutes les oeuvres qui en font usage à travers le cinéma, la littérature, les jeux ou tout simplement les contes pour enfants que l'on continue à transmettre oralement à la plus grande joie des tout petits ("Harry Potter"," le Seigneur des Anneaux", "Merlin l'enchanteur", les contes de Grimm ou encore à un degré différent, "la guerre des étoiles" et autres "Matrix" pour ne citer que les plus connus).

Quel étonnant paradoxe dans une société rationnaliste comme la nôtre ! Ce renouveau du "fait" magique est-il en rapport avec un simple phénomène de mode savamment orchestré ou exprime-t-il au contraire l'émergence d'une quête intérieure plus profonde dont beaucoup manifeste le besoin, déçu ou insatisfait des réponses toutes faites apportées par les différents courants religieux ? Nous laissons à chacun le soin de faire son opinion.

Un fait est néanmoins certain : toute l'histoire de l'Humanité témoigne de l'omniprésence de la magie. Tantôt dépouillée, voire rudimentaire, tantôt sophistiquée, elle a toujours occupée une place de choix dans la conscience des hommes et leur culture sociale.

Il ne s'agit sans doute pas là que d'une simple coïncidence ou encore d'une naïveté exagérée commune à toutes les civilisations qui nous ont précédées. Un jugement aussi hâtif, du haut de nos deux siècles de matérialisme et d'apparente victoire sur les forces de la nature, serait d'une prétention sans nom.

Si les évocations, les charmes, les sortilèges, les enchantements et autres philtres aux pouvoirs magiques ont tendance à faire sourire l'homme de raison du XXème siècle (et déjà du XXIème), ceci est en grande partie du à la méconnaissance des référentiels culturels de l'époque et au sens même des mots et symboles utilisés par nos prédécesseurs pour "matérialiser" l'acte magique.

blancLa science des mages - PapusblancConstitution occulte de l'homme - Papus

Qu'est donc un acte magique ?

Selon la conception rationnelle, la magie est l'art de soumettre à sa volonté des puissances supérieures au moyen de procédés mystérieux. Quelles sont ces puissances supérieures et ces procédés mystérieux, là est évidemment toute la question. Nous en découvrirons précisément la nature au fil d'articles et documents ici publiés.

Pour l'heure, disons simplement que l'élan vital de l'homme, c'est-à-dire son instinct en relation avec sa propre survie et son existence, change de valeur au cours de son évolution. Avec la maturité progressive de sa conscience, cet élan vital donnera ainsi naissance à une volonté propre et indépendante qui, tout naturellement, distinguera et personnalisera tout ce qui est extérieur à elle-même.

Pour illustrer ce processus bien connu dans les mécanismes de la pensée animique, il suffit de voir les comportements que nous adoptons lorsque, par exemple, nous nous heurtons par mégarde contre un table ou une chaise. La douleur passée, nous châtirons l'objet en question par une volée de jurons ou un simple commentaire qui, tout à coup, de notre point de vue, le personnalisera en lui attribuant la faute. A notre insu, nous accomplissons là un acte magique en donnant vie pour un instant à cet objet.

A l'instar de cet exemple anecdotique, la magie s'appuie sur ce principe de base connu sous le terme de "pensée participante" ou encore stade prélogique.

La particularité de la pensée participante est l'acquisition d'une connaissance plus profonde du monde extérieur que celle obtenue exclusivement par la pensée rationnelle.

Il est ici question de vécu et pas simplement de description. De cela découle une autre vision du monde à la fois empirique (parce que unique à chaque individu) et cumulative (parce que oralement transmissible et mémorisable). Cette conception échappe bien évidemment à la raison. Elle n'en demeure pas moins efficiente, voire efficace.

Peuvent désormais naître ou renaître formes et symboles, puissances supérieures, génies et démons qui caractérisent la pensée magique et servent de support à l'acte magique.

Pour passer ensuite du virtuel au réel, c'est à ce dernier (l'acte magique) qu'il revient d'opérer la transformation selon un processus nécessitant :

1 / - la connaissance (avoir soi-même éprouvé les forces auxquelles il est fait appel)

2 / - l'intention (avoir su maîtriser ces forces pour les canalyser dans un but précis)

3 / - et enfin la formule, (c'est-à-dire le mode opératoire qui permettra la mise en action des deux précédents points)

Nous conclurons enfin cette présentation en insistant sur un point précis : si tant est que l'on accorde quelque crédit à la magie, celle-ci a toujours été et sera toujours neutre. Car de même qu'il n'existe pas de chimie noire ou de chimie blanche, il ne peut exister de magie blanche ou noire. C'est uniquement son emploi qui peut l'orienter dans un sens ou un autre selon la volonté de l'opérant qui en portera l'entière responsabilité.

 


Qu'est-ce que l'alchimie

La Chimie de DIEU pour les uns, l'ancêtre de la chimie moderne pour les autres. Ce raccourci quelque peu abrupt résume finalement les positions souvent tranchées de chacun de ces deux camps.

Qu'en est-il exactement ? Pour la plupart des gens, l'alchimiste apparaît comme un personnage mystérieux, mythique, capable de transformer le plomb en or et de vivre plusieurs siècles grâce à un Elixir de longue vie...

Richesse et santé : le rêve de tout mortel ! Et voici le début d'une légende bien réelle qui, de ce que l'on en connaît, remonte à l'ancienne l'Egypte et à Thot (encore appelé Hermès Trismégiste), légende qui se transmit à la civilisation gréco-romaine pour finalement s'épanouir pleinement au Moyen-Age.

C'est en effet essentiellement cette période qui donna naissance à un courant philosophique riche au centre duquel la Nature occupait une place prépondérante. Difficilement accessible au profane en raison d'une terminologie symbolique obscure, cette vision du monde se doublait d'une pratique opérative complexe. De cette dernière naîtront à leur tour les fondements de la chimie moderne qui, en en rejetant les concepts spirituels (nous dirions aujourd'hui holistiques), se consacra dès lors exclusivement à la matière...

Dom Pernety, moine botaniste adepte de l'illuminisme du milieu du 18ème siècle, illustre bien les différences fondamentales qui distinguent les deux "chimies".

"Mais enfin, en quoi consiste donc la différence qui se trouve entre la chimie vulgaire et la chimie hermétique ? La voici. La première est proprement l'art de détruire les composés que la Nature a faits ; la seconde est l'art de travailler avec la Nature pour les perfectionner. La première met en usage le tyran furieux et destructeur de la Nature - le feu ordinaire - ; la seconde emploie son agent doux et bénin - le feu secret -."

Quel est donc cet "agent doux et bénin" appelé feu secret ? Quelles sont ses modalités de mise en oeuvre et sur quelle matière de base s'applique-t-il ? Selon quels processus ?

Toutes ces opérations seraient étroitement liées à l'observation et à l'imitation de la Nature. Il y aurait donc grand enseignement à tirer de cette dernière, ce que d'ailleurs la plupart des manuscrits alchimiques précisent avec force. Nous aurons l'occasion d'éclairer ce point important à travers différents articles.

Nous aborderons également un autre point tout aussi déterminant dans la conduite de l'Oeuvre : la nécessaire transformation intérieure de l'apprenti alchimiste qui, par son implication directe, interviendrait intimement dans la réussite des opérations menées.

Cet aspect souvent considéré comme secondaire, trouve aujourd'hui une éclatante justification avec la physique quantique qui, dans le monde des particules élémentaires, nous montre l'interaction existant entre sujet et objet, observateur et observé.

Ce constat pourrait-il s'appliquer dans notre monde physique selon des lois encore inconnues ? L'avenir nous le dira comme il nous éclairera sans doute un jour sur le type de Connaissance ayant donné vie à la sainte Science.

L'Alchimie est une voie complète et complexe qui demande patience et perspicacité. Si certaines de ses phases sont à proprement parler de nature chimique, d'autres font appel à des dimensions intérieures de l'opérant, dimensions sur lesquelles la raison pure n'a guère de prise...

 

 


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